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Election présidentielle de 1981Election présidentielle de 2012
Un contexte de criseLa France est frappée par une crise économique grave, consécutive aux chocs pétroliers des années 1970 : fin des Trente Glorieuses, baisse du pouvoir d'achat et apparition d'un chômage de masse.La France est frappée par une succession de crises : financière, économique et sociale : ralentissement de l'économie, taux de chômage à 10%, crise de la dette et mesures d'austérité impopulaires.
Un président impopulaireValéry Giscard d'Estaing est impopulaire. Son mandat a été marqué par un style trop présidentiel voire "monarchique" qui a déplu, mais aussi des scandales comme l'affaire des diamants de Bokassa et l'affaire Robert Boulin.Nicolas Sarkozy est lui aussi très impopulaire, en raison de réformes très contestées, d'un style jugé "bling bling" voire vulgaire et là encore d'affaires retentissantes (Karachi, Bettencourt notamment).
Un besoin d'alternanceLa droite occupe Élysée depuis 23 ans, aucun président de gauche n'a encore été élu sous le Ve République. La droite, affaiblie et divisée, doit défendre seule son bilan face à une gauche qui veut montrer sa capacité à gouverner.La droite est à l’Élysée depuis 17 ans et dispose de la majorité à l'Assemblée nationale depuis 10 ans. Là aussi il lui faut défendre et assumer son bilan face à un PS qui cherche à ne pas répéter ses défaites de 1995, 2002 et 2007 et à s'appuyer sur ses succès locaux (régionales, municipales, sénatoriales).
Favoris et outsidersValéry Giscard d'Estaing est favori pour sa propre réélection, face aux outsiders François Mitterrand (PS) et Jacques Chirac (RPR). Mais la droite est divisée et le PCF (Georges Marchais) en fort repli, ce qui pourrait favoriser le PS.Le rival du président Sarkozy, François Hollande, (PS) est favori des sondages et semble avoir un quasi-monopole à gauche. La droite républicaine (hormis Nicolas Dupont-Aignan) est unie sous la bannière UMP malgré la concurrence à droite de Marine Le Pen (FN) voire au centre de François Bayrou (Modem).
Un rival socialiste contestéMitterrand ne fait pas l'unanimité dans son propre camp : Michel Rocard, plus populaire, lui aurait été préféré s'il s'était porté candidat.Hollande fait figure de "choix par défaut" : sa candidature ne prend du poids qu'après la défection du favori DSK en mai 2011.
Une issue incertaineJusqu'à février 1981, la réélection de VGE semble acquise : en décembre, il recueille encore 35 % des intentions de vote au premier tour et 54 % au second. La candidature de Chirac ne décolle pas et Mitterrand semble loin derrière malgré une dynamique positive. Il va pourtant créer la surprise.François Hollande est donné gagnant dans tous les sondages dès la primaire socialiste d'octobre 2011, jusqu'en février 2012 où il est rattrapé par le président sortant Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote du 1er tour. Il doit aussi faire face à l'ascension spectaculaire à sa gauche de Jean-Luc Mélenchon (15% des intentions de vote début avril).